Une publication partagée par Pauline Simons (@hyampaulinLes photos de Martin Parr sont saturées. De corps, de gestes, de couleurs, de gros plans, de nourritures, d’ addictions… L’artiste brittanique qui n’ a jamais su nager adorait les plages, ces terrains de jeu chaotiques où tout le monde se lâche. C’est d’ailleurs en 1986 avec the Last Resort, une série réalisée dans une station balnéaire près Liverpool, que le photographe est passé à la couleur crue et à la postérité. Sous les spots ? une réalité miteuse, malbouffe, déchets, lieux sordides, béton avec en prime le sourire des vacanciers qui ne sont ni plus ni moins que des gens normaux, ni très riches ni très pauvres, des invisibles. Que Martin Parr embarque dans l’aventure, avec lui. Car s’il a la dent dure, il a aussi le regard aligné, jamais surplombant. Son oeuvre est une apocalypse joyeuse, un album photo de nos débordements, de nos dérives, de notre inconscience, du trop.: A côté du tourisme de masse, il y a la frénésie consumériste, l’univers kitchissime des supermarchés, la domination de la voiture, l’asservissement de l’animal et le notre, à la technologie…un état des lieux pour des lendemains qui chantent.