Salim Bayri

Posted on 24 avril 2018

En tant que migrant, Salim Bayri peut éprouver, même dans les espaces les plus familiers, un sentiment d’étrangeté, qui appelle, en boucle, un « what if ». On pense à Smoking/ No Smoking de Resnais où « le spectateur s’égarait délicieusement dans un dédale étrangement ramifié dicté par les sautes d’humeur du hasard ». Sauf que dans son travail, Salim Bayri y ajoute ce don d’ubiquité qu’autorisent les nouvelles technologies. En phase avec la réalité augmentée, l’ artiste multimédias traque avec esprit et humour la manière de transmettre l’étrange complexité des angles de vue et invente une esthétique drolatique où l’espace temps est brouillé et où les lieux sont interchangeables. Dans une récente interview, faisant référence à Masamune Shirow, Salim Bayri évoquait ces nouvelles avancées technologiques qui offrent des coquilles vides en attente de leurs « ghosts » Sans conteste différents à Ouarzazate et à San Francisco…

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